Augusta Raurica. 
Texte :  Augusta Raurica 
Giebenacherstrasse 17  
4302 Augst BL 
Suisse

Téléphone   +41 (0)61 552 22 22 
Fax +41 (0)61 552 22 61 
mail@augusta-raurica.ch  
augustaraurica.ch 

Site archéologique d'une colonie romaine, avec temple, forum et amphithéâtre ; musée
Retour à l’Antiquité!
Un puits mystérieux. Le plus grand trésor d’argenterie de l’Antiquité tardive. Le théâtre antique le mieux conservé au nord des Alpes. Des histoires passionnantes à découvrir et accessibles à tous : bienvenue à Augusta Raurica!
Augusta Raurica est une destination d’excursion idéale – pour toute la famille, pour les classes d’école ou pour les groupes avec ou sans visite guidée. Venez découvrir la diversité de nos activités!
En plus d’être un lieu de promenade d’exception, Augusta Raurica vous permettra de découvrir de passionnantes informations concernant la recherche, les fouilles archéologiques ainsi que la conservation.
Guy Clerc @ Images Archives.
 La maison romaine . 

Bien vivre dans la maison romaine

La maison romaine vous invite à vous mettre dans la peau de ses anciens occupants. Cette villa, aménagée comme à l’époque, renferme de nombreux objets du quotidien accessibles aux visiteurs. De quoi s’immerger totalement dans le passé.

La maison romaine s’inspire d’une villa de Pompéi. Comme toute propriété de famille aisée, elle possède une cour intérieure avec un jardin et un péristyle, une salle de banquet, des thermes privés ainsi que des chambres et des ateliers. Dans la cuisine parfaitement équipée, découvrez comment se préparaient les repas de l’époque.  Les pièces donnant sur la rue étaient occupées par diverses boutiques et autres ateliers dont une boucherie dotée de fumoirs, une forge ainsi qu’une fonderie de bronze – parfaitement reconstituées. Laissez aller votre curiosité et découvrez une  multitude de détails étonnants cachés dans le décor.

 Le trésor d’argenterie du musée . 

58 kg d’argent pur, façonné en 270 objets tels que des plats, des cuillères, des monnaies et bien plus encore : le trésor d’argenterie d’Augusta Raurica et l’un des plus précieux et des plus importants de l’Antiquité tardive.
Ses propriétaires étaient des personnalités de haut rang proches de l’empereur. En plus des dons privés, le trésor renferme également des dons de l’empereur lui-même qui assurait ainsi la loyauté de ses sujets et renforçait ses amitiés.
Le trésor était déjà pour l’époque d’une très grande valeur : il correspondait à la paye annuelle de 230 légionnaires. Le tout appartenait à un, voire peut-être deux, officiers de l’armée. Vers 351 apr. J.-C., ces derniers l’enterrèrent au pied du Castrum Rauracense : une mesure de précaution dans un contexte où les luttes internes pour le pouvoir se faisaient sentir et face à la menace des peuples germaniques. Le trésor ne refit plus surface – jusqu’à ce qu’en 1961, une pelle mécanique dégage alors quelques objets au cours de travaux de construction. Le trésor ne fut véritablement découvert qu’au printemps 1962 tout à fait par hasard. Cependant, 18 pièces d’argenterie ne réapparurent qu’en 1995.

Le théâtre romain

Le théâtre romain – une histoire mouvementée
Le théâtre situé dans l’ancien centre-ville fut reconstruit à plusieurs reprises et finit par être utilisé comme salle de spectacle ou pour accueillir des fêtes religieuses et des rassemblements politiques. Vers 200 apr. J.-C., la ville renfermait deux théâtres différents : le théâtre scénique au centre et un amphithéâtre supplémentaire situé au sud-ouest, à la périphérie de la ville. Le théâtre actuel résulte de la troisième reconstruction effectuée sur le même emplacement. Celui-ci pouvait contenir jusqu’à 10'000 spectateurs.
Le théâtre scénique d’Augusta Raurica est le mieux conservé du genre au nord des Alpes. Il fut dégagé en grande partie il y a près de 150 ans. Depuis 100 ans, nos équipes travaillent perpétuellement sur la restauration de ses ruines. Dans les années 1990, les murs étaient à nouveau en très mauvais état. Une rénovation complexe fut alors entreprise. Aujourd’hui, le théâtre scénique se présente sous son meilleur jour et offre un décor impressionnant lors de nombreuses manifestations. Il reste cependant accessible à tout moment.

 L’amphithéâtre. 

L’amphithéâtre – des divertissements sanglants à la périphérie de la ville
À l’époque romaine, l’amphithéâtre d’Augusta Raurica était une véritable place des horreurs. Près de 13'000 spectateurs venaient assister à des divertissements sanglants tels que des chasses d’animaux, des affrontements de gladiateurs ou des exécutions de prisonniers.
L’amphithéâtre est une construction parfaitement organisée. Construit vers 170 apr. J.-C., il fut conçu pour que le public puisse entrer et sortir rapidement. Il disposait de cachots où les gladiateurs attendaient leur entrée en scène. Il comportait également trois couloirs, aujourd’hui disparus, suffisamment larges pour faire pénétrer des troupeaux entiers d’animaux dans l’arène. Les gladiateurs tués au combat étaient évacués par l’accès situé à l’est appelé « la porte de la mort » tandis que les survivants quittaient l’arène par « la porte des vivants », en passant devant un petit sanctuaire. C’est près de cet accès que se trouvent aujourd’hui les tables de pique-nique.

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 Temple de Schönbühl. 

Temple de Schönbühl – un hommage aux dieux et à l’empereur
La colline de Schönbühl était un quartier consacré à la religion. Celui-ci fut établi dès la création de la ville. Vers 50 apr. J.-C., cet espace comportait plusieurs petits temples dont la structure reflétait l’architecture gallo-romaine typique de la région.
Vers 70 apr. J.-C., le quartier fut intégralement repensé. Au centre, un temple massif entouré de colonnes fut érigé sur un podium. Ces vestiges sont encore visibles aujourd’hui. Ce temple était probablement dédié à l’empereur et aux divinités romaines – il constituait un symbole du pouvoir de l’Empire romain.
Vers la fin du IIIe siècle, le temple servit de « carrière » : certains blocs furent remployés dans d’autres constructions. C’est pour cette raison que seul le centre du podium subsiste encore aujourd’hui. Les cavités situées sur les côtés indiquent les anciens emplacements des colonnes.

 Le sanctuaire de Grienmatt . 

Le sanctuaire de Grienmatt – un lieu de pèlerinage pour les malades ?
À la périphérie ouest de la ville, vous pourrez visiter le sanctuaire le plus important d’Augusta Raurica. Aujourd’hui, seule la partie inférieure du cœur du bâtiment est conservée. Nous ignorons à quoi ressemblait précisément cet édifice. Cependant, nous savons avec certitude qu’il renfermait une grande place rectangulaire centrale entourée de portiques.
Des bains étaient rattachés au sanctuaire. Contrairement aux thermes romains habituels, ceux-ci se constituaient de deux salles aménagées de plusieurs baignoires. Des cures médicinales se déroulaient probablement ici sous la direction de prêtres guérisseurs.

 La curie. 

La curie – le siège du pouvoir de la ville
La curie était l’hôtel de ville d’Augusta Raurica. C’est ici que siégeait le conseil des décurions composé de 100 hommes dont les Duumvirs, les deux maires de la ville. Les conseillers municipaux bénéficiaient d’une grande considération – en contrepartie, ils finançaient la construction de bâtiment coûteux et des divertissements publics tels que des jeux, des pièces de théâtre ou encore des combats de gladiateurs.
La première curie d’Augusta Raurica était sur deux étages. La salle du bas, assez spacieuse, faisait office de cave. Celle-ci servit probablement de salle du trésor ou de prison. L’étage supérieur était accessible par la basilique et abritait la chambre du conseil principalement constituée de bois. Plus tard, la cave fut comblée lors de la construction à l’étage d’une salle de conseil en pierre dont les vestiges sont encore visibles aujourd’hui.

 Les thermes . 

Les thermes – un centre « wellness » bien placé
Dans l’établissement des thermes, vous pourrez avec un peu d’imagination, vous représenter la prédilection des romains pour des bains publics de qualité. Les thermes se situaient dans la rue reliant le centre de la ville haute à la ville basse – sans doute le meilleur emplacement. Ils constituaient un havre de paix, de détente et de plaisir.
Les thermes romains se composaient toujours de trois salles de bains successives renfermant des bassins à différentes températures (tiède, chaud et froid). De plus, une pièce circulaire faisait office d’étuve. Toutes les salles, excepté le bain froid, étaient pourvues d’hypocauste. Ces thermes étaient probablement une propriété privée dont les habitants ainsi que les voyageurs pouvaient profiter moyennant une somme d’argent. L’édifice fut sans doute construit peu après 100 apr. J.-C. et servit pendant près de 150 ans.

 L’hypocauste . 

L’hypocauste – le luxe au centre ville
Aujourd’hui, des champs s’étendent à l’emplacement de l’ancien centre-ville et couvrent ainsi les restes de nombreux bâtiments. Ces derniers constituaient des quartiers urbains rectangulaires (insulae) bordés de rues de chaque côté. Peu de vestiges de ces constructions sont encore visibles. L’hypocauste faisait partie de l’une d’entre elles – il se trouvait dans la salle à manger d’une maison de luxe appartenant à une famille aisée.
Grâce à cette installation, la pièce pouvait être chauffée par le sol qui reposait entièrement sur de petits piliers de briques. L’entrée actuelle constituait autrefois le couloir d’acheminement de l’air chaud en provenance du foyer situé à l’extérieur de la pièce. La chaleur était ainsi distribuée sous le sol ainsi que dans les murs doublés intérieurement d’un réseaux de petits tubes en terre cuite – ce système sophistiqué inspire encore certaines de nos technologies modernes en matière d’échange de chaleur, notamment dans les maisons Minergie.

 La maison du commerce. 

La maison du commerce et de l’artisanat – un business bien placé
Lorsque vous empruntez la route actuelle d’Augst et de Kaiseraugst en direction de Rheinfelden, vous longez la grande voie romaine située en contrebas. Cette dernière reliait la ville de Basilia (Bâle) à celle de Vindonissa (Windisch près de Brugg dans le canton d’Argovie). La zone de l’embranchement antique menant aux quartiers établis au bord du Rhin a révélé quelques vestiges remarquables qui peuvent être visités.
Une taverne dotée d’une auberge à l’étage, longeait probablement la route. Car un axe principal de circulation était toujours un emplacement idéal pour ce type d’établissement. L’utilisation des pièces du rez-de-chaussée confirme cette hypothèse. Dans la cave, les restes d’une armoire abondamment remplie de provisions et de vaisselle ainsi qu’un fumoir à saucisses et à charcuteries ont été découverts.
À côté de cette taverne se trouvait un bâtiment pourvu d’un grand bassin en pierre et d’une pièce de séchage chauffée. Ces indices nous amènent à penser qu’il pourrait s’agir ici d’une foulerie. D’autres annexes se regroupaient dans une petite cour à l’arrière de la construction principale, avec parmi elles une zone habitable dotée d’un hypocauste où vivait probablement la famille propriétaire des lieux.

 Le parc animalier. 

Le parc animalier renferme des espèces qui étaient déjà très répandues à l’époque romaine. Grâce aux descriptions d’auteurs antiques, l’agriculture de cette période est assez bien connue. Certaines représentations ou trouvailles ont également livré de nombreuses informations sur les espèces animalières du nord des Alpes de l’époque. Les anciennes races d’animaux du parc furent soigneusement sélectionnées en collaboration avec la section archéobiologique de l’Institut de préhistoire et de sciences naturelles de l’Université de Bâle et ProSpecieRara.
Les mesures systématiques des os exhumés lors des fouilles montrent qu’à l’époque romaine la taille des animaux domestiques augmenta dans les régions suisses. Cela était probablement dû à une meilleure sélection ainsi qu’à une alimentation et un élevage mieux adaptés. C’est aussi grâce à ces données que nous savons que les « moutons du Valais », les « chèvres Nera Verzasca », les « porcs laineux » et les volailles du parc sont tout à fait semblables aux animaux domestiques d’autrefois, à Augusta Raurica et dans les fermes alentour.

 La fontaine souterraine . 

La fontaine souterraine – une source thermale ?
Lorsqu’elle fut mise au jour en 1998, la fontaine souterraine fut à la fois une découverte sensationnelle et énigmatique – cet ouvrage romain avait passé 1800 ans dans le sol sans subir la moindre dégradation. Nous pensons que la qualité de l’eau fut déterminante dans le choix de bâtir une construction si complexe : aujourd’hui encore, l’eau du puits présente une teneur en soufre légèrement surélevée. L’eau sulfureuse était recommandée pour lutter contre les affections nerveuses selon le naturaliste romain Pline l’ancien.
La fontaine fut bâtie vers 80 apr. J.-C. Vingt ans plus tard, elle fut rénovée probablement en raison de la construction des thermes à proximité. Suite à l’abandon de ces derniers vers 250 apr. J.-C., la fontaine fut délaissée et remplie de déchets. Parmi eux, 6000 fragments de moules d’argile utilisés pour fondre les monnaies ainsi que des squelettes d’animaux, mais aussi des restes humains, d’adultes et d’enfants furent découverts. Le mystère reste entier quant aux évènements qui se déroulèrent dans cet endroit.

 Le cloaque .  

Le cloaque (l’égout) des thermes centraux – des témoins de la splendeur du passé
Aujourd’hui, en pénétrant dans l’égout, il est difficile de se représenter la splendeur des thermes centraux. Seul la dimension de la canalisation laisse entrevoir l’ampleur de l’installation. Vers 100 apr. J.-C., trois quartiers de la ville furent réunis pour la construction de ce centre thermal dont les vestiges se résument actuellement à une simple élévation de terrain.
Les thermes romains ne servaient pas seulement à l’hygiène et aux soins du corps puisqu’ils étaient également très appréciés comme lieux de rencontres sociales et de conversations. En règle générale, l’entrée était gratuite ou presque et tout le monde y avait accès. Il était d’usage de se baigner nu, hommes et femmes séparément.

 Le Colonnes et chapiteau .  
Les fours . 
 La cave . 
 Les mosaique. 
 Les Statues.