Assens.

Assens est une commune suisse du canton de Vaud, située dans le district du Gros-de-Vaud. Citée dès 1228, elle fait partie du district d'Échallens entre 1798 et 2007 et fusionne avec Malapalud en 2009. La commune est peuplée de 1 058 habitants. Son territoire, d'une surface de 531 hectares, se situe dans la région du Gros-de-Vaud.



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L’agrément d’un itinéraire choisi, c’est aussi l’art de prendre un peu l’air du pays.

 

Venant de Lausanne vers le nord, laissez-vous conduire sur l’artère à grand trafic ou par la voie de chemin de fer LEB. Très tôt, vous pénétrez en direction du plateau fertile du Gros-de-Vaud, grenier du canton. De larges horizons baignés

par les ombres et les lumières d’un encadrement de verdure et d’oxygène vous font oublier l’enchantement du lac, autant que les faveurs fiévreuses de la capitale. N’y chercher ici ni château de panache, ni citadelle conquérante. Découvrez-y plutôt cette authentique paysanne vaudoise penchée sur sa terre et ses humanités. Délicatement posés sur son contrefort ombragé, c’est un robuste village bien de chez nous, en plein épanouissement, qui déjà vous salue et vous séduit.

D’essence séculaire rurale, notre village a vu au fil des ans ce caractère fortement s’éroder, mais demeure, nonobstant la grande activité des secteurs secondaires et tertiaires, une charmante bourgade dont la terre continue d’être enrichie par le savoir-faire d’une douzaine d’agriculteurs demeurés fidèles à leur domaine.

Durant ces vingt dernières années, la diminution de la disponibilité de terrain constructible a conduit les autorités à encourager et à faciliter la mise en valeur des bâtiments ayant perdu leur caractère agricole.

Les nombreuses transformations donnent ainsi naissance à des appartements résidentiels fort prisés, la ligne du LEB n’y étant certainement pas étrangère, tout comme la création d’une cinquantaine de PME à caractère essentiellement tertiaire.

Ces activités économiques, sous forme de bureaux, banque, cabinets médicaux et paramédicaux, ateliers d'architectes, études d'avocat, d'agent d'affaire et de notaire, fiduciaire, géomètre officiel, boulangerie-épicerie, centre horticole, manège, entreprises et commerces génèrent de nombreux emplois. La compétence et l’efficacité des patrons et collaborateurs, ainsi que la facilité d’accès à leurs établissements, ne peuvent que satisfaire la clientèle et conforter son choix.

 

Assens, distinguée par le Département des Infrastructures pour la qualité de son environnement, jumelée depuis le 6 octobre 2002 avec la commune haut-marnaise de Colombey-les-Deux-Eglises, ne cesse d’améliorer le confort des ses habitants tout en désirant maintenir un développement maîtrisé et harmonieux.

Lors de votre prochaine visite, Assens saura vous charmer. Après une balade autour de nos étangs ou la visite de l’Espace culturel, pourquoi ne pas ravir vos papilles gustatives dans l’un de nos deux restaurants, L’Epi d’Or ou le Moulin d’Assens.

Bernard Despont Syndic

Guy Clerc @ Images.

église Saint-Germain Assens.

Ancienne Eglise St-Germain et son retable.

L'ancienne église, dédiée à Saint-Germain, a été édifiée au Moyen-Age. Elle se trouve au centre du village, sur un promontoire, comme pour lui donner toute l'importance qu'on attend d'un lieu spirituel. 

Bien qu'ayant subi des modifications au fil du temps, on peut y admirer encore aujourd'hui sa nef, qui date de la fin du XIIe siècle ou du début du XIIIe siècle, et son choeur reconstruit en 1453-1454. Les voûtes en croisées d'ogives et les peintures murales d'époque confèrent au lieu toute son authenticité, tout comme les deux chairs montrant que l'église sert aux deux religions.

En 1717, la construction du clocher-porche apporte l'accent vertical et monumental qui manquait à cet édifice. C'est probablement à ce moment-là que le clocher-arcade, qui dominait le mur entre le choeur et la nef, fut démoli. En 1744, la toiture du choeur fut modifiée pour en aligner le faîte avec celui du toit de la nef, ce qui imposa une surélévation des murs. En 1769, on construit une petite sacristie dont le plafond est une voûte en berceau.

L'église actuelle est le résultat de ces différentes étapes de transformation. Elle se compose dès lors de quatre parties distinctes par leur fonction, leur forme, leur style et leur âge : le clocher, la nef, le choeur et la sacristie.

Cependant, le joyau de ce monument se trouve sans conteste dans le choeur, où l'on peut admirer non seulement son architecture d'art gothique, mais surtout son retable. Il est l'oeuvre du grand artiste fribourgeois Jean-François Reyff qui le réalisa de 1650 à 1654. Sur un fond de tapisserie de brocard richement ouvragé, les personnages, saints et commanditaires bourgeois, se détachent comme dans tous les retables de l'époque. L'oeuvre a été restaurée dans les années quatre-vingt. 

L'existence du retable d'Assens fut révélée au public par l'exposition "Trésors d'art religieux en Pays de Vaud" présentée à Lausanne en 1982. 

Un ouvrage "Le retable d'Assens, sculpture baroque en pays de Vaud" a été édité par le Musée historique de l'Ancien-Evêché de Lausanne en 1985.

8 Aout 2012 Croix des "rogations"Assens.

Admirablement mises en valeur aux alentours du village, plusieurs croix dites de "rogations" relèvent de la spiritualité catholique qui habitait le village aux siècles passés.

Les rogations, du latin rogare qui veut dire demander, sont des prières d'intercession s'exprimant au cours de processions à travers la campagne, généralement lors des trois jours qui précèdent l'Ascension. On y demande à Dieu de bénir les travaux des champs et faire fructifier les récoltes.

En 2010, afin de conserver ce témoignage du passé, les croix ont été restaurées et leurs abords aménagés et désormais ornés de fleurs.