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La Porterie Ch. Derrière-L’Eglise 1
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Romainmôtier et son histoire
Au début Ve siècle qu’un jeune homme d’Izernore près de Nantua dans l’Ain, s’en venait frapper à la porte du couvent d’Ainay à Lyon : il s’appelait Romain. Sa vocation lui apparut alors : lui aussi allait consacrer sa vie à Dieu ; il se fit ermite dans un vallon sauvage du Jura, à Condat, aujourd’hui Saint-Claude. Bientôt son frère Lupicien le rejoignit. Une petite communauté se rassembla autour d’eux, vers les années 430 ; le nombre augmentant, elle essaima bientôt sur les bords du Nozon. Le nouveau monastère prit le nom de son fondateur : Romainmôtier, le monastère (ou moutier) de Romain. A qu’elle époque ? Avant la mort de Saint Romain en 467, aux environs de 450.

Les moines auraient pu se fixer à quelques kilomètres de là , dans un lieu aussi sauvage que Condat, dans les gorges de l’Orbe, toutes proches, aux Clées. Un peu au-dessus, à un ou deux kilomètres seulement, là où se trouvent actuellement les villages de Juriens et de Premier, ils auraient joui d’un paysage grandiose : tout le plateau Suisse, les Alpes, le lac Léman et celui de Neuchâtel…Ils ont ptéféré cet humble vallon, sur les premiers contreforts du Jura, où toute envie au recueillement et à la prière. Il faut ajouter que deux routes passaient à proximité ; l’une longeant le pied du Jura et menant à Genève à August (Augusta Raurica près de Bâle) l’autre remontant de Rome vers la France par le Grand-Saint-Bernard, Lausanne et Orbe, Urba, petite ville romaine à huit kilomètres de Romainmôtier.

Prière, défrichage des forêts, hospitalité, voilà comment les moines servaient le Seigneur. Un petit oratoire, quelques bâtiments se dressent bientôt. Mais tout est détruit probablement vers 610 par les Alémanes.

En 630, grâce à la générosité d’un seigneur bourguignon, Félix Chramnléne, eut lieu une seconde fondation par des disciples de saint Colomban. Saint Wandrille y passa dix ans, de 636 à 646, avant d’aller fonder l’abbaye de Frontenelle en Normandie. On construisit alors la deuxième église. L’abbé s’appelait Gudinus ; nous retrouverons son nom gravé sur l’ambon.

Au huitième siècle, les moines adoptent la règle de saint Benoît. En décembre 753, le pape Etienne II, qui se rendait en France pour sacrer Pépin le Bref roi des Francs, procède à la consécration de l’église dont le chœur avait été construit. La pape dédie l’église aux apôtres Pierre et Paul et décide que Romaimôtier ne sera plus Romani monasterium, le monastère de Romain, mais Romanum monasterium, un monastère qui dépend directement de Rome.

Le neuvième siècle vit Romaimôtier tomber entre les mains de Rodolphe Ier roi de Bourgogne transjurane qui le cède en 888 à sa sœur Adélaïde. Celle-ci le donne aux moines de Cluny. L’acte de donation, daté du 14 juin 928, se trouve aux archives de l’Etat de Fribourg.

La troisième église est l’église actuelle. Elle fut construite entre 996 et 1028. Au douzième siècle Cluny comptait près de 2000 couvents en Europe. Romainmôtier fut le septième monastère à entrer dans l’Ordre de Cluny et trois grands abbés clunisiens, saint Mayeul, saint Odilon et saint Hugues, assurent personnellement la direction du petit prieuré. Saint Odilon y séjourna même plusieurs mois. Puis cinquante-trois prieurs se succédèrent jusqu’à la Réformation. Trois grands noms se détachent . Henri de Sévery (1371-1379), Jean de Seyssel (1380-1432), Jean de Juys (1433-1447). Romainmôtier tombe ensuite entre les mains de la Maison de Savoie et c’est la décadence avec les prieurs commendataires, parmi lesquels on relève Amédée VIII qui devint l’antipape Félix V. Théodule de Riddes, le dernier prieur, est résidant.

Le 22 mars 1536, les envahisseurs bernois qui imposent la Réformation au pays, occupent Romainmôtier. Le 24 décembre 1536 ordre est donné de supprimer le culte catholique. Le 3 janvier 1537 Théodule de Riddes meurt et la vie monastique cesse à Romainmôtier. Autels et statues sont décrochés, l’église paroissiale détruite. L’église conventuelle est badigonnée à la chaux et devient église paroissiale. Le narthex inférieur est transformé en cave et le narthex supérieur en grenier de blé.

Entre 1899 et 1914 a eu lieu la restauration de l’église : fouilles du sol pour retrouver les fondements des églises précédentes, décapage de la chaux qui recouvrait les murs, remise en place du mobilier, etc. En 1952 on fêta solennellement le 1500 ème anniversaire de la fondation de Romainmôtier.

Le 15 octobre 1972, ce fut la dédicace du grand orgueà quatre claviers manuels, conçu par frère Jean-Luc de Taizé, et construit par la manufacture d’orgues Neidhardt et Lhôte, à Neuchâtel.

Romainmôtier n’est pas un musée. Quinze siècles de cultes divin ininterrompu en ont fait un haut lieu de la prière.

Devenu en 1536 paroisse de l’église Réformée Vaudoise, il rassemble aujourd’hui dans son sanctuaire les habitants de cinq communes. Depuis bien des années on prie ici pour l’unité des chrétiens et on œuvre pour le renouveau liturgique.

Avec l’accord de l’évêque et les autorités de l’Eglise Réformée Vaudoise, une petite fraternité œcuménique s’est établie à Romainmôtier. Depuis le printemps 1973. Formée de diaconesses de Saint-Loup et de religieuses appartenant à la congrégation des Sacrés Cœurs, cette fraternité prie trois fois par jour dans l’église et assume l’accueil des nombreux visiteurs attirés par la qualité exceptionnelle de l’abbatiale.

Source :  https://www.notrehistoire.ch/medias/3146

Guy Clerc @ Images mai 2019.
Guy Clerc @ Images.
 la cascade du Dard Croy.
Cette cascade de 19m de hauteur se trouve le long du cours d’eau du Nozon en aval du village, à 500m du quartier de La Foule.
Guy Clerc @ Images mai 2019.

Abbatiale de Romainmôtier

Romainmôtier Abbatiale St-Pierre et St-Paul.

Des bâtiments religieux datant d'il y a 1000 ans, des fresques, des tombes, des salles magnifiques et des colonnes gothiques: l'abbatiale de Romainmôtier et la maison du prieur reflètent les changements qu'ont connus la religion et l'Eglise. Et le caractère intemporel des beaux édifices.


La Foire d’automne de Romainmôtier.

Les Sonnailles

Romainmôtier

Authentique et animée “Les Sonnailles“ de Romainmôtier est le rendez-vous des éleveurs et passionnés de sonnailles helvétiques.

Sur le site de Champbaillard, surplombant la célèbre abbatiale de Romainmôtier et sa bourgade médiéval, “Les Sonnailles“ est une manifestation, imprégnée d’authenticité. Elle réunit chaque automne quelques 15'000 visiteurs et plus de 80 exposants fiers de montrer leur production. L’événement propose un visage moderne et dynamique de l’agriculture et des traditions régionales. Il offre l’occasion d’admirer ou d’acquérir quelques pièces exceptionnelles et de faire le plein de produits maraîchers, ou de découvrir les savoir-faire d’excellents boulangers, bouchers et fromagers.

Source de la Diaz Romainmôtier
SOURCE DE LA DIAZ.
Se trouve sur le flanc ouest du "Cul du Nozon", juste au dessus du cirque et à côté d'un sentier qui chemine entre la Grotte de la Pernon et Maisons Neuves. Description Développement : 0m Dénivellation : 0m Source impénétrable captée dont le débit moyen serait de 0,5 l/s. Le trop plein du captage est récolté dans une fontaine juste au bord du sentier.
Géologie Barrémien inférieur calcaire.
Bas fourneaux  forêt des Bellaires

SITE VISITABLE

À 2,5 km au sud de Romainmôtier, on observe deux fours jumelés qui datent du 6e siècle. Mis au jour au cours de l’été 1967, leur état de conservation est exceptionnel.
Des ouvertures aménagées en façade d’un abri protecteur en béton permettent aux visiteurs de voir et d'imaginer ces fours en pleine activité. Des panneaux explicatifs renseignent de façon précise le visiteur.
Il s'agit là de deux des nombreux sites de l'industrie du fer attesté dans cette bien nommée région de Ferreyres.

La carrière de pierre jaune Nozon

Carrière jaune

Cette carrière de pierres à bâtir a été exploitée depuis une époque fort ancienne sous le nom de «Bellerive», jusqu’en 1914.
Son exploitation avait été concédée dès le XV
siècle par le Baron de La Sarraz aux Bourgeois de la Ville.

Elle a fourni la pierre jaune caractéristique que l’on rencontre dans les construc- tions de toute la région.
L’intérêt écologique de la faune et de la flore de ce lieu veut qu’on ne l’admire que du haut de la falaise.

Carrière des fontaines

Carrière des fontaines

Sur le site du Chanay, dans cette carrière vous pourrez voir dans le calcaire plusieurs empreintes des bassins de fon- taines qui se trouvent dans le Vallon du Nozon et dans tout le canton.

Le Buis de Ferreyres (VD)
Visite des Buis de Ferreyres, avec leur végétation de type méditerranéen.
Rendez-Vous: Nyon 8h45,place Perdtemps ou 10h, Carrière jaune à Ferreyres.

La région des Buis de Ferreyres est bien connue pour son paysage de chênaies buissonnantes et de "garides" (mosaïque d'arbres, de broussailles, de prairies sèches et d'affleurements rocheux rappelant la garrigue méditerranéenne). Des opérations de débroussaillage ou de mise en pâture ont été effectuées pour conserver la biodiversité associée à ces clairières.

Region du Jura Romainmôtier

Le Vallon du Nozon
Randonnée nature au fil de l'eau

Entre Croy et La Sarraz, le Nozon invite petits et grands amoureux de la nature à une extraordinaire escapade avec des splendeurs en cascade.

Traversez Croy, ses fontaines et maisons aux façades cossues, et descendez en contrebas, vers le Nozon. Cette rivière qui voit le jour quelques kilomètres plus haut, à Vaulion, et se sépare en deux à Pompaples. Une partie de ses eaux rejoint le Talent et une autre la Venoge. Longez la rivière après avoir dépassé le moulin et son énorme roue à aubes, observez les truites qui grandissent dans le petit canal sur le bord de la route. Peu après, la balade se poursuit en pleins champs, direction la chute du Dard. Attention, par temps pluvieux le sentier peut être glissant. La cascade apparaît comme par magie. Suivez le fil de l’eau et amorcez la légère descente qui plonge dans la forêt. Le chemin est étroit, soyez prudents avec les petits. De part et d’autre de l’eau, enjambant la rivière à plusieurs reprises, vous goûtez un calme souverain. Un héron prend un bain de pattes, un parterre de nivéoles ou d'ail des ours vous guette. Virage à droite, du côté de La Sarraz. Un coup d’oeil à une tufière d’où naissent parfois quelques sources, puis vous voici près d’une clairière. Un panneau vous renseigne sur la flore locale — buis et anémones pulsatiles notamment — et l’éventualité de croiser quelque chamois. A Saint-Loup, vous trouverez une buvette. De quoi vous requinquer avant d’amorcer la descente sur La Sarraz, à travers une forêt de buis. Les plus fatigués emprunteront le bus postal qui dessert la gare de La Sarraz. Vous pouvez aussi choisir de longer la rive gauche de la rivière, en direction de Pompaples, au bas de la falaise de Saint-Loup, lieu prisé des grimpeurs. En gagnant La Sarraz par la route principale, faites halte au Moulin Bornu, à mi-chemin, et son célèbre étang du Milieu du Monde.