Bienvenue à Lousonna! A deux pas du lac, dans le cadre verdoyant d’un jardin de style méditerranéen, le musée romain abrite les vestiges d’une riche demeure antique et présente, dans son exposition permanente, le mobilier archéologique découvert sur le site de Lousonna. Chaque année, des expositions temporaires proposent un regard renouvelé et parfois décalé sur l’archéologie et le passé, romain ou non. Des visites guidées, des ateliers pour les classes et des animations contribuent aussi à rendre vie à l’Antiquité, en offrant des voyages dans le temps. A quelques pas du musée, enfin, la promenade archéologique offre un complément idéal à la visite du musée pour qui souhaite découvrir les ruines de l’antique centre-ville, le forum.


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Musée romain de Lausanne-Vidy Chemin du Bois-de-Vaux 24 1007 Lausanne Situer sur le plan Ecrivez-nous www.lausanne.ch/mrv Tél. +41 21 315 41 85 Fax +41 21 315 41 86 Mardi-dimanche 11h00-18h00 Fermé le lundi, sauf juillet-août et lundis fériés Fermé les 24, 25, 31 décembre et le 1er janvier tl 1, 2, 6: Maladière; tl 25: Bois-de-Vaux
Edifiée dans la seconde moitié du Ier siècle de notre ère, la grande demeure située à l’emplacement du musée était la plus fastueuse de Lousonna. Son plan méditerranéen, avec des pièces agencées autour d’une cour intérieure (atrium), de même que ses peintures murales, montrent que les riches propriétaires avaient adopté le mode de vie à la romaine. Après la fouille de cette domus en 1934, un petit musée fut bâti sur les ruines. Vétuste et trop petit, il fut fermé en mars 1988. Le musée actuel, inauguré en 1993, englobe le puits de l’atrium et une pièce peinte de la maison romaine, visibles au rez-de-chaussée. Un autre puits et des murs antiques apparaissent dans les jardins qui entourent le musée.

Exposition temporaire du 17 mars 2018 au 20 janvier 2019

Le clou? Voilà un objet si anodin qu’il paraît saugrenu d’y consacrer une exposition… Et pourtant! Ignoré des Helvètes de l’âge du fer, le clou a été introduit sous nos latitudes par les Romains. Lesquels, dit-on parfois, n’auraient jamais conquis leur empire si les légions n’avaient pas été équipées de chaussures à clous. Dès l’époque romaine donc, les clous de toute nature s’imposent dans nos contrées. Apport technologique capital, ils fixent, renforcent ou décorent. Et vingt siècles plus tard, ils dessinent encore dans les sols archéologiques des constructions dont rien d’autre n’a subsisté. Comme bien d’autres innovations antiques, les clous sont encore omniprésents de nos jours. Le seul changement notoire est qu’ils ne sont plus forgés un par un mais débités industriellement; jadis anguleuse, leur tige est désormais de section circulaire. Mais le sujet s’étend bien au-delà des aspects techniques et utilitaires. Il faut évoquer aussi la magie, celle des arbres à clous guérisseurs d’Europe, des fétiches à clous d’Afrique... Ou la matze, symbole hérissé de clous d’une grogne populaire valaisanne. Et que dire des «vrais clous de la vraie croix» et des autres clous consacrés par l’Eglise? Ou de l’œillet, fleur associée aux clous de la crucifixion? A propos, comment clouer quelqu’un sur une croix pour que ça tienne? Côté supplices et autres formes de violence, la chaise à clous médiévale, le bâton clouté et aujourd’hui la batte cloutée suggèrent, parmi divers exemples sanglants, que l’homme est un clou pour l’homme. Plus espiègles, des accessoires cloutés pour jeux érotiques pimentent le fantasme de se faire mal pour se faire du bien. On peut encore évoquer les blousons cloutés des loubards, le clou en piercing, le clou en bijou de prestige, le clou dans l’art... Le clou devient aussi burlesque, quand on ne sait pas planter un clou. Ce qui rappelle d’autres expressions courantes: mettre au clou, faire du clou… Et, bien sûr, le clou de l’exposition. Manifestement, le thème est bien plus vaste et foisonnant qu’il y paraît. De quoi créer une exposition complètement marteau, et clouer le bec à qui prétendrait qu’un tel sujet ne vaut pas un clou
Guy Clerc @ Images Avril 2018.

Guy Clerc @ Images 2017

Exposition du 19 mai 2016 au 8 janvier 2017.


L'Ange des Andes

Tout commence en 1996, lors d’un circuit touristique au Pérou. Parmi les vacanciers se trouve Pablo, un Suisse d’origine espagnole, technicien de surface et féru de modélisme. Lors d’une sortie de groupe consacrée aux traditions et légendes du pays, un paysan indien présenté comme un chaman raconte l’histoire de Rijkrallpa: un dieu aux ailes de condor qui, ayant vu d’en haut les difficultés des hommes, se fit arracher les ailes pour partager leur sort ici bas. 

Plus tard, Pablo remarque par hasard un bol en argent précolombien dont le décor semble bien évoquer ce mythe de Rijkrallpa. Rentré en Suisse, il se renseigne, bouquine un peu, repère d’autres images du dieu sur des objets archéologiques péruviens. Pourtant, aucune légende d’illustration, aucun ouvrage, aucun dictionnaire ne mentionne Rijkrallpa, qui semble complètement inconnu des scientifiques. L’un d’eux, consulté par courrier, le confirme: il n’y a pas de Rijkrallpa dans la mythologie précolombienne. L’histoire ne serait donc qu’une fable pour touristes?

Pablo peine à le croire. Intrigué et obstiné, il se lance dans une enquête minutieuse, repart au Pérou, passe plusieurs années à suivre la trace du dieu Rijkrallpa dans les vestiges des civilisations anciennes, mochica, chimu, inca… Jusqu’au jour où il fait une découverte totalement sidérante.

Avec L’Ange des Andes, le Musée romain de Lausanne-Vidy vous invite à l’aventure: emmenés par le récit, plongés dans un monde inattendu, vous découvrez le passé andin en suivant une enquête jalonnée d’objets précolombiens extraordinaires. 

Tracé par Bili Sánchez Montenegro et Sâm Ghavami, adapté et transformé par le Musée romain, le voyage sur la piste de Rijkrallpa explore l’imaginaire, l’espace et le temps. Bref, c’est le Pérou!


Déçus en bien Archéologie.

Déçus en bien! Surprises archéologiques en terre vaudoise

Du 4 juin 2009 au 31 janvier 2010

Le sol vaudois est d’une richesse étonnante. Des vestiges de toute nature et de toute époque s’y trouvent enfouis. Et parfois apparaissent, au gré des terrassements et des fouilles, des trésors inattendus. Réunies pour la première fois, les plus belles découvertes archéologiques vaudoises de ces trente-six dernières années sont exposées au Musée romain de Lausanne-Vidy, à l’occasion du départ en retraite de l’archéologue cantonal Denis Weidmann.

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Le canton de Vaud, disons-le, est sans doute le mieux pourvu de Suisse en sites archéologiques: des campements de chasseurs-cueilleurs, de nombreux villages préhistoriques au bord des lacs, d’illustres cimetières néolithiques, de somptueuses sépultures de l’Age du Bronze, un lieu de culte et de sacrifice celtique sans équivalent en Europe, deux colonies romaines dont la capitale de l’Helvétie, de fastueuses villas dont l’une est la plus vaste de tout l’empire romain, de grandes nécropoles romaines et d’autres du Haut Moyen Age, des couvents, des églises, des cimetières, des châteaux, des remparts ou des manufactures du Moyen Age, des témoins variés des derniers siècles … Qu’ils fouillent sur des sites déjà identifiés ou qu’ils en découvrent de nouveaux, les archéologues ont parfois de très belles surprises, quand sous leur pinceau ou leur truelle apparaissent des objets rares et spectaculaires. De fragiles flacons de verre enfouis il y a deux millénaires, totalement intacts; des sculptures, des inscriptions, des monuments insoupçonnés; des objets en bois ou en cuir miraculeusement préservés; des offrandes et des squelettes témoins de rituels oubliés; des outils, des armes, des statuettes, des bijoux, des monnaies … De telles découvertes, et bien d’autres, se sont multipliées ces dernières décennies en terre vaudoise; elles ont considérablement enrichi le patrimoine cantonal et profondément renouvelé la connaissance de notre passé. A travers les plus exceptionnelles de ces trouvailles, le Musée romain de Lausanne-Vidy propose une surprenante promenade sous le sol vaudois, parmi les richesses qu’il abrite. Le canton de Vaud, décidément, a de beaux restes : de quoi être, franchement, déçus en bien!
Guy Clerc @ Images 2009.