Le domaine du Clos des Abbayes.

Premier des domaines viticoles acquis par la Ville de Lausanne, le Clos des Abbayes est destiné aux réceptions de la Municipalité. Il comporte 4,7 hectares dans le Dézaley, à un jet de pierres de son voisin, le Clos des Moines.

Description

Défriché et planté en vignes au XIIème siècle par les moines cisterciens, le Dézaley Clos des Abbayes, propriété du couvent de Montheron jusqu’en 1536 (Réforme), fut à ce moment cédé par les Bernois à la Ville de Lausanne, lors de la sécularisation des biens ecclésiastiques. Le 1er novembre, la Petite Largition concédée par LL.EE. de Berne en faveur de la Ville de Lausanne consacre le transfert de l'ancienne propriété de l'Abbaye de Montheron. La surface du domaine restera globalement inchangée jusqu'à nos jours.

Guy Clerc  @ images  06 07 2017

Auberjonois, La Belle du Dézaley.

Depuis le point de vue, vous surplombez le lac et le Dézaley.
Vous pouvez voir deux grands domaines viticoles, le Clos des Abbayes et le Clos des Moines, qui appartiennent tous deux à la ville de Lausanne. La salle de réception du Clos des Abbayes a été décorée en 1935 par René Auberjonois. Il y a peint « La Belle du Dézaley » qui a tout de suite fait scandale...

En 1931, la Municipalité lausannoise décide d’allouer chaque année la somme de 5'000 francs à un artiste pour décorer un parc ou un bâtiment communal. En 1935, c’est Auberjonois, artiste moderne à l’époque, qui est désigné.

Pour la décoration, Auberjonois opte pour une figure féminine, nue, deux fois plus grande que nature. Dès leur premier regard sur la fresque, les

Municipaux sont scandalisés. Ils trouvent la femme bien trop dévêtue et laide... Après avoir pensé à faire effacer le tout, ils décident finalement de demander quelques corrections au peintre, qui devra redresser le nez et agrandir l’écharpe rouge qu’elle porte sur la cuisse pour cacher sa nudité...

Guy Clerc  @ images  06 07 2017
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